

C'est à l'initiative de Claude Patriat et d'autres membres du corps enseignant de l'Université de Bourgogne (Bernard Vignon, Bernard Savonnet, Thierry Chevailler, Michel Carminati, Michel Remoissenet, Etienne Coquet et l'ingénieur du Campus Alain Guédan) que la radio, en projet depuis 1979, vit le jour. Raymond Pontoux magasinier à la Biblilothèque Universitaire devient très vite le collaborateur indispensable et efficace de Bernard Savonnet pour construire la totalité de la radio (du studio à l'antenne) et veiller à son fonctionnement 24 heures sur 24. Claude Patriat, président-fondateur de la radio, dirige la ligne éditoriale et le comité des programmes jusqu'en 1999.
La "Haute Autorité" accorde la fréquence de 94,7 MHz en 1984 ; "malheureusement..." cette fréquence est en interférence avec le Programme de la Radio Suisse Romande (94,8 MHz). Protestations de cette dernière et des "Amis de la Radio Suisse Romande", association installée à Dijon, et finalement problèmes incessants pour les deux radios. Aucune démarche officielle n'aboutissant, les techniciens de "Campus" vont profiter de l'inertie de la Commission Nationale de la Communication et des Libertés (CNCL) qui a brièvement succédé en 1986 à la "Haute Autorité", et de la bienveillance de T.D.F. pour essayer diverses fréquence : 102,5, 100,2, du 100,4, et retour plutôt brutal au 94,7 MHz en novembre 1987 quand il apparait que la fréquence de 100,4 MHz (et sa forte puissance) empêchait depuis trois mois tout fonctionnement du laboratoire de Chimie Organique de l'Université : quatre antennes aux quatre coins de la B.U. émettaient depuis août avec un émetteur rendant la radio audible... jusqu'à Belfort. Le CSA est créé en 1989 et avec son service local, le Comité Technique Radiophonique de Bourgogne Franche Comté (CTR) engagent la première grande planification en France ; les fréquences en interférence avec la Suisse Romande sont abandonnées, aucun émetteur ne peut être installé en ville dans un rayon qui comprend le campus universitaire et lors de la "nuit bleue" du 15 janvier 1991, l'émetteur de la B. U. est arrêté définitivement puis "Campus" démarre ses émissions sur 92,2 MHz depuis les hauteurs de Chenôve, fréquence qu'elle occupe toujours.
N'émettant en 1982 que quelques heures par jour (de 7 h à 8 h le matin pour l'information et de 18 h à 24 h) depuis le 4e étage de la faculté des sciences Gabriel où elle occupait l'ancienne réserve de la cafétéria avec un émetteur de 20 watts et une antenne sur la terrasse de la Faculté, la radio se développa rapidement pour émettre 24 heures sur 24 notamment grâce notamment à des batteries de magnétophones à bande qui enchaînaient les programmes. Une anecdote : le matin à 7 h, le bulletin météo était réellement fait par le professeur de droit, Jean Bart depuis sa station personnelle de Marsannay la Côte, sous le pseudonyme de "Jean Millibar". En juillet-août 1982 elle se transforme en "Radio Cours Internationaux d'été" et parle en 30 langues différentes ; en 1983 elle se fait construire un studio à la Foire de Dijon et émet pour la première fois en dehors du campus. Grâce à une "valise-téléphone" construite par les techniciens des retransmissions ont lieu, à Dijon et en dehors (jusqu'à Saint Jean de Losne).
Devant son succès, et bientôt grâce au " fonds de soutien à l'expression radiophonique locale" (FSER) Radio Dijon Campus embauche dès 1983 son premier salarié, Brigitte Birrer qui sera l'âme et la voix de la radio de nombreuse années. Elle devait hélas être frappée par une maladie impitoyable et disparaissait à 34 ans.
En 1992, Radio Dijon Campus rejoint l'EPRA (Échanges et productions radiophoniques), un groupement d'intérêt public luttant contre les discriminations.

1999 est une année où de nouveaux équipements font leur apparition puisque la radio se renforce d'un studio mobile lui permettant de se déplacer dans les différents lieux culturels mais aussi dans les quartiers populaires de l'agglomération dijonnaise. À cette période, la radio se professionnalise et accueille de nouveaux salariés en emplois aidés, une équipe de rédaction est créée.
En 2003, Radio Dijon Campus fête ses 20 ans sur les ondes. Pour l'occasion nait l'association Audio Bazar qui vise à promouvoir l'image de la radio. De nombreux événement culturels sont organisés.
En 2004, Radio Dijon Campus obtient l'agrément « Jeunesse et Éducation Populaire ».
Le pylône de diffusion de la radio installé sur le plateau de Chenôve déménage en 2005 pour émettre désormais depuis le Mont Afrique autour de Dijon. Elle émet sur un rayon moyen de 30 à 40 km autour de la capitale bourguignonne. Cette même année, Radio Dijon Campus, soutenue par l'Union Européenne, réalise une série d'émissions sur l'Europe.
La radio s'agrandit en 2006 en étendant ses locaux au sein de l'Athénéum. Avec 2 studios, une cabine de production et 4 bureaux, la radio a trouvé son rythme de croisière.

Acteur actif de la lutte contre les discriminations et l'égalité des chances, Radio Dijon Campus est retenu en 2010 dans le cadre de l'année européenne de lutte contre l'exclusion sociale et la pauvreté.
Actuellement, Radio Dijon Campus compte une centaine de bénévoles répartis entre animateurs, techniciens, membres du conseil d'administration, journalistes sans qui la radio ne pourrait être ce qu'elle est. Leur activité est accompagnée et parfois encadrée par une équipe de 5 salariés et 2 volontaires civils mis à disposition par Animafac. Soutenue par le FSER (Fond de Soutien à l'Expression Radiophonique – ministère de la culture et de la communication), par l'Université de Bourgogne ainsi que par les institutions locales (Conseil Régional de Bourgogne, Conseil Général de Côte d'Or, Grand Dijon, Mairie de Dijon), Radio Dijon Campus entend poursuivre sa mission de média de proximité.

En 2013, suite aux décisions du CSA, Radio Dijon Campus devrait délaisser le hertzien pour passer à un mode de diffusion numérique.

L’enjeux principal à venir pour Radio Campus est sans aucun doute l’arrivée de la radio numérique : en 2011, la radio hertzienne est appelée à disparaître. Pour assurer sa survie Campus devra se transformer, évoluer. Il lui faudra travailler avec les autres radios locales associatives.